mercredi 6 février 2008

Remèdes majeurs : du repos et de l'air pur !


Les seuls remèdes sans effet secondaire (autre que social !) : se reposer souvent, travailler le moins possible ( !!!) tout en ayant des activités physiques mesurées et adaptées au grand air (le plus pur possible), loin du bruit et de l’agitation des grandes villes, dans une ambiance de sécurité matérielle et affective. Il faut aussi choisir une alimentation hypo toxique (voir articles sur la diététique publié le 3 février 2008). Moyennant quoi, la vie vaudra la peine d’être vécue !


Mais attention, lorsque cela va mieux, il ne faut pas croire que l'on va pouvoir à nouveau travailler comme une personne normale. Avec l'âge les facultés d'adaptation diminuent et le handicap prend une telle place qu'il devient difficile voir impossible d'assurer son existence. La reprise du travail lors de ces dernières années, bien qu'à temps partiel , m'a fait revenir tous les symptômes invalidants, me rendant à nouveau impossible toute activité ayant des obligations, surtout hors de mon domicile.


Immergés dans notre civilisation de « mérite », où l’on juge les gens à travers leur vie extérieure, de part le fait que nos problèmes ne se voient pas, on fait peu à peu, de gré ou de force, l’apprentissage de l’humilité! Le plus dur, c’est que la volonté, indispensable pour « dépasser ses limites » devient parfois son pire ennemi, aggravant largement la situation !
La fierté est souvent à enfouir au fond de sa poche avec un gros mouchoir par-dessus. Reste pour survivre honorablement, à devenir psychologue et fin stratège, pour surfer le mieux possible sur les vagues du mal être, quand ce n’est pas sur celle de la douleur.

Il faut veiller à ne pas avoir d’obligations contraignantes, qu’elles soient familiales (éviter d’avoir une tripotée d’enfants à s’occuper) ou professionnelles (il faut essayer de travailler si possible chez soi, sans contraintes horaires). Il faut pouvoir s’allonger dès que l’on sent arriver un certain seuil de fatigue à ne pas dépasser sous peine de conséquences pénibles et durables. Il faut prévoir également, régulièrement dans la journée, des activités tranquilles permettant de faire bouger toutes les parties du corps, afin d’enlever la pénible sensation d’ankylose due à l’engourdissement des muscles et des articulations.

Il faut aussi bien sûr, éviter de se retrouver sans ressources, vivre auprès de quelqu’un qui vous aime et vous accepte tel quel, sans émotions négatives, et bien évidemment ne pas avoir à traverser un divorce !

Bref tout ce que je ne commence à faire que depuis mon demi-siècle passé, tout cela parce que je ne reconnaissais pas cette maladie, et que je pensais pouvoir vivre normalement, avoir des enfants, exercer une activité professionnelle, goûter l’aventure, expérimenter une vie passionnante sur tous les plans.

Ah j’oubliais, si les choses ne se passent pas comme vous le voulez, surtout ne rien exiger d’autrui (ça ne ferait qu’empirer les relations), accepter avec philosophie la situation, ou encore pleurer dans son coin sans que personne ne le voit, parce que les larmes ne sont libératrices que si elles sont de courte durée et sans spectateurs. Il faut apprendre le plus vite possible à dire NON, très calmement mais fermement, pour faire respecter la limite supportable, sans se perdre dans les explications.
Et si ça ne suffit pas, FAITE LIRE CE BLOG A LA PERSONNE QUI NE COMPREND PAS, JE LE FAIS PRECISEMENT POUR ÇA !!!

Mais il y a parfois certains points difficiles à régler dans la vie familiale et sociale. Par exemple lorsque je suis épuisée, ou/et qu’une douleur s’éternise à nouveau :
Si j’exprime la pénibilité de mon vécu réel, alors je dois m’attendre, dans le meilleur des cas, à être assaillie de conseils ou de remontrances pour être plus « positive », plus « courageuse »…etc.
Mais si je souris « courageusement », mon interlocuteur va s’imaginer que je vais « bien » et que par conséquent, je suis apte à faire ceci ou cela (ex : travailler, aller danser, faire l’amour…etc.) et ensuite je ne vais plus savoir comment m’en sortir pour expliquer qu’en fait …je ne peux pas le faire correctement, facilement ou …avec plaisir, et surtout sans conséquences désagréables !

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