mardi 23 mars 2010

Hommage et prière d’adieu :


A toi mon amour :

« Pour avoir été ta compagne durant ces 5 dernières années, je viens te rendre ce dernier hommage, 57 ans presque jour pour jour après ta venue dans ce monde terrestre. Avant de te dire adieu, je voudrais te remercier pour ce que tu m’as donné de bonheur durant toute cette période :
Merci pour ta fougue, ta gaîté et ta manière de faire pétiller la vie,
Merci pour la chaleur de tes sentiments,
Merci pour ton grand cœur ouvert qui est venu panser mes blessures,
Merci pour ta force de caractère m’obligeant moi-même à dépasser mes propres difficultés,
Merci pour les mots d’amour donnés,
Merci de m’avoir fait connaître un pays où je peux vivre en paix,
Merci pour toutes ces petites joies quotidiennes partagées tout simplement grâce à ta bonne humeur !

Je sais combien tu as souffert de ne pouvoir donner plus à ceux que tu aimais, je sais combien ta personnalité particulière, attachante mais excessive, fut compliquée et tumultueuse à gérer pour toi et pour tout ceux qui t’ont connus ! Mais je sais aussi que tu as su trouver au contact de notre mère la terre, dans la nature sauvage, la paix, la consolation et la sagesse du divin.

Nous avions en commun nos croyances envers le monde invisible, et le fait d’avoir pour temple la forêt et les montagnes, le soleil et la neige, les arbres et les plantes. C’est dans ces lieux éloignés des perturbations humaines que nous aimions nous recueillir pour prier ou méditer, en nous reliant à l’Amour Universel du Créateur.

Ton voyage sur notre planète se termine, et tu viens de rendre à notre mère « nature » ton enveloppe charnelle devenue si douloureuse au fil des années. Croyant en la nécessité de réincarnations nombreuses pour qu’une âme puisse grandir en apprentissages divers à travers toutes sortes de vie, je pense que tu ne dois pas être malheureux de quitter celle-ci. Te voilà naissant dans l’autre monde, pour une nouvelle période, libre des contraintes que nous connaissons ici-bas, où tu pourras te ressourcer avant de revenir un jour dans un nouveau corps de chaire.

Nous devons tout faire pour t’aider à monter plus facilement et rapidement à travers les différentes strates du monde astral, et si nous versons encore des larmes, car la séparation avec un être cher est toujours un moment difficile, accueille-les simplement comme un témoignage de notre tendresse envers toi, du lien affectif que nous avons eu avec toi durant cette vie terrestre.

Et maintenant :
Va vers ce monde de Paix où l’on peut s’élever rapidement dès que le cœur s’est libéré des attachements,
Va vers ce monde de Joie où l’on peut connaître le bonheur dès que le cœur a accepté les souffrances du passé,
Va vers ce monde de Lumière où l’on peut s’abandonner à l’Amour Universel dès que le cœur a compris et pardonné.
Nous ici présents, t’envoyons par nos pensées, tout notre amour pour que tu puisses te libérer et aller vivre dans le monde spirituel au niveau le plus élevé possible.

NOUS TE SOUHAITONS UN BON VOYAGE ET UNE MERVEILLEUSE NOUVELLE VIE !

Citation de Jacques Brel sur la vraie liberté :


Photo de Jacques Brel

Je dédis ce poème à celui qui a été mon compagnon de vie pendant 5 ans, mais aussi au père de mes enfants .

La vraie liberté, c’est d’avoir le droit de se tromper.
Tu as le droit de merder, tu es libre.
La réussite n’est jamais une preuve de liberté,
alors que l’échec est toujours une preuve de liberté.
Il faut se tromper, il faut faire des erreurs.
Il faut se casser la gueule !
Il faut avoir mal, il faut pleurer !
Et parfois on dit des bêtises, mais ça n’a pas d’importance,
Il n’a y a rien de plus horrible qu’un homme malheureux,
parce qu’il engendre le malheur.
Alors qu’un homme heureux, même fou, engendre le bonheur !

Il faut se tromper, il faut être imprudent, il faut être fou !
L’homme n’est pas fait pour rester figé.
Il faut arriver par discipline à n’avoir que des tentations relativement nobles.
Et à ce moment là, il est urgent d’y succomber, même si c’est dangereux, même si c’est impossible… surtout si c’est impossible !


Jacques Brel

SFC, antidépresseur et somnifères


Voici une aventure datant de mai 2008, que j’avais oublié de poster sur ce blog. Elle est caractéristique de la perception des maladies orphelines par le corps médical en général.

Suite à ma périarthrite et pour me faire soigner, j’ai du trouver un nouveau médecin référent dans la région où j’habite maintenant. En Provence, j’avais trouvé un médecin homéopathe ouvert à toutes ces pathologies bizarres, déconsidérées par la médecine conventionnelle, sans doute parce qu’il y a plus de temps et d’argent à perdre qu’à y gagner !

Bref, je suis donc allée voir un bon médecin conventionnel, de bonne réputation, pour obtenir des séances de rééducation pour mon épaule. C’était le 19 mai 2008.
Lui ayant expliqué le mieux que je pouvais ma situation et mes problèmes, et lui ayant demandé s’il voulait bien être mon médecin référent maintenant, il me dit que ce qu’il pensait, risquait de ne pas me convenir ( !!!). Bon s’était mal parti mais tant pis ! Il me fallait un médecin référent et dans l’endroit où je vivais, je n’avais pas beaucoup de choix. Aussi lui ai-je demandé son avis. Comme je m’y attendais, il me dit qu’il était convaincu que je souffrais de dépression depuis des années et que c’était cela qu’il fallait soigner avec un antidépresseur et un somnifère.
Bien, lui ai-je dit, après tout, je n’avais jamais vraiment suivi de ces traitements. Il m’assura que maintenant il y en avait de « plus efficace et… blablabla,…molécule nouvelle,…recapture de la sérotonine…etc ». Il ne me donna que le minimum pour commencer !


Me voilà donc repartie avec mon ordonnance via le pharmacien puis chez moi, avec 1 comprimé de PAROXETINE ARROW en 20 mg à prendre chaque matin, et ½ comprimé de ALPRAZOLAM ALTER en 0.5 mg au coucher.


Je commençais le soir même. Le lendemain matin je pris mon anti dépresseur. Je me sentais plutôt bien, un peu dans les nuages comme si j’avais bu un peu d’alcool. Bref, pas déplaisant du tout. Côté sommeil, pas de scoop mais pas désagréable non plus. Côté libido par contre, catastrophique ! Déjà que ce n’était pas brillant avant, mais alors là, frigidité totale… !
Deux jours plus tard, je devais aller chez mon nouveau kiné pour ma rééducation de l’épaule. Comme je ne me sentais pas de conduire vu les vertiges que j'avais, mon compagnon m’emmena. Mais en arrivant, je fus prise de nausées, mes bras se sont mis à trembler, et mes jambes à flageoler. Direction toubib en urgence ! Mais en arrivant chez lui, j’ai fait une crise de tétanie qui me valu une piqure de Valium. Suite à cela je me suis mise à parler fort et à rire comme si j’étais saoul, sans aucune retenue ! Moi qui suis plutôt attentive à ne pas déranger les autres, j’ai du me faire remarquer ! Me voyant ainsi, le médecin me suggéra d’arrêter les médicaments, ce à quoi je lui répondis en riant « Pourquoi faire ? Se « chouter » au frais de la sécu, c’est trop bien ! ». Il me regarda d’un air bizarre…
J’ai dormi l’après-midi mais sans plus. Par contre il m’a fallu plusieurs jours pour récupérer un état normal sans nausées ni tête qui tourne !

Conclusion : les personnes souffrant de problèmes comme les miens supportent rarement ce type de médicaments comme bon nombre d’autres produits conventionnels d’ailleurs. Mais c’est peut être aussi grâce à l’importance de leurs effets secondaire que je les ai toujours évités ...et que je suis aujourd'hui, encore capable d'écrire sur ce blog !!!